Frais de port offerts à partir de 60€ d'achat

le domaine

le domaine

Tout a commencé par une promenade matinale

 

Sur un contrefort de la Montagne Noire, il faisait si bon, si doux. Entre les canyons sur un terroir plus haut, plus froid, sur un sol calcaire usé nait la truffe noire, court le lièvre et le perdreau. Oui là entre les éboulis de pierres et une petite garrigue si odorante naitraient les crus de Lauraire des Lys gorgés de parfums et de miels.

Nous pratiquons l’agriculture biologique, contrôlée par Ecocert. La plupart des travaux sont manuels, nous griffons le sol pour ne pas le déstructurer. Pas d’utilisation de pesticides et d’herbicides.

La production est faible, vendangée à la main dans des caissettes. La vinification en deux mots : propreté et douceur. La récolte est triée deux fois, pigée manuellement.

C’est dans ce décor à ras du sol où tout se passe en contrebas, en dessous, au fond du canyon, où une petite végétation, où des racines plongent, les lapins dans les fourrés, les champignons bien cachés, la truffe princesse des enfouissements.

C’est un climat ni jamais rigoureux, ni jamais chaud, ni jamais complètement méditerranéen. Est-ce la fin du Massif Central et les différents contreforts ? Montagne Noire, Espinouse, Cévennes qui bordent le vignoble avec ses petits soldats que sont le Cers refroidie par le Pic de Nore, les nuages du marin qui s’accrochent au sommet et déversent la pluie. Vent, fraicheur, pluie et soleil, les ingrédients du cocktail qui fait le climat de ce bout de terre retiré.

Les hommes et les femmes qui font Lauraire des Lys, ce n’est pas une tribu, ce n’est pas une tradition. C’est une famille qui découvre un domaine, sur un terroir pressenti avec comme thème : une promenade. Et là débute l’aventure : réhabiliter un vieux domaine, créer les cuvées, les nommer, les habiller, trouver le premier client. Les enfants sont petits, les connaissances maigres, les compétences inexistantes. Nous suivons des lignes directrices : la propreté, le travail, la maîtrise de la production, la protection de l’environnement, vendanges manuelles, tri,…

Les bâtiments. En retrait une vieille bâtisse au sol en terre battue sert de remise. L’ancienne cave a été rénové, un caveau pour le public, un bureau, un appartement. Attenant, une grande cave flambant neuve a surgit du sol avec sa batterie d’inox. C’est un outil pratique, adapté à la faible production des parcelles et au pigeage. La réception de la vendange est facilitée ainsi que le tri.

La vendange est une et indivisible. Elle reçoit les mêmes gestes, la même attention.

Au moment de l’assemblage, la métamorphose s’est opérée et là, nous découvrons les différentes qualités.

Des plus belles cuves est tirée Table Rase, puis « le gars rasé de près », puis « le gendre idéal », suit « le dandy », et enfin « le type sympathique ».

Seuls Kalys’é et K’lybre de part leur spécificité ont suivi leur orientation.